Pouvez-vous nous expliquer en bref ce qu’est le projet Choud’Bruxelles ?

« "Choud" est l’acronyme de "CHaîne logistique pour l’Organisation et l’Unification des acteurs de l’alimentation Durable". Ce projet consistera en une réflexion avec différents acteurs de l’alimentation et du transport sur le système de distribution des aliments dans la Région de Bruxelles-Capitale. »

De quel constat est né Choud’Bruxelles ?

« Les changements logistiques nécessaires pour répondre à la demande en produits de qualité entraînent un coût trop élevé pour les petits acteurs, raison pour laquelle ils utilisent des solutions non durables. On estime à 41 % les émissions de CO2 provenant de la distribution et du transport. Alors que, d’après la définition du RABAD, on ne peut pas parler d’aliment durable si sa production à un impact social et environnemental élevé. »

Il y a pourtant déjà des initiatives de transports « verts » en Belgique…

« Oui, il y a par exemple Écopostale qui distribue le courrier à vélo ou Sumy qui utilise les voitures au gaz naturel. Mais ces initiatives sont très éloignées les unes des autres. Pour pouvoir construire un système durable, il faut favoriser une collaboration horizontale et le partage des connaissances. Pour le moment, chaque producteur organise sa propre distribution avec, comme résultat, une augmentation de l’empreinte écologique. »

Si le projet est accepté par Innoviris, quelles seront vos premières actions ?

« Par l’intermédiaire de l’association RABAD, nous allons faire se rencontrer différents acteurs de l’alimentation durable pour réfléchir ensemble à des solutions.

La deuxième phase consistera à appliquer ces solutions aux systèmes de distribution alternatifs (par exemple, le magasin coopératif BEEScoop et du réseau des GASAP qui met en contact les consommateurs et les producteurs) et à l’approvisionnement des restaurants collectifs. »

Et à plus long terme ?

« On quantifiera les différents bénéfices pour les mettre à disposition des acteurs et ainsi les encourager à s’engager dans une démarche de distribution durable. Nous mettrons en place une plateforme web qui donnera accès à ces informations ainsi qu’à un outil d’évaluation de la durabilité des chaînes logistiques. »