Stany Vaes Directeur général de Go4Circle, la fédération des opérateurs de l’économie circulaire, plaide pour des petits pas, réalistes et pragmatiques.
 

Il est d’abord utile de rappeler que si le concept d’économie circulaire est nouveau, le recyclage, quant à lui, existe depuis 3 000 avant JC. La ferraille tout d’abord, puis les vieux chiffons, le papier ou encore le verre sont des matières qui peuvent être parfaitement réincorporées dans de nouveaux produits. Le véritable enjeu désormais consiste essentiellement à trouver un processus aussi performant pour le plastique, une belle matière mais terriblement compliquée. Vu son hétérogénéité, il n’y aura sans doute jamais de solution globale, mais plutôt plusieurs solutions différentes.

 

Le rôle du politique
 

Le véritable enjeu désormais consiste essentiellement à trouver un processus de recyclage performant pour le plastique.

Dans l’ensemble, il convient également de se pencher sur les incitants à la transformation de l’économie linéaire en économie circulaire. On peut en effet attendre une décision radicale du pouvoir politique, comme c’est le cas pour l’instant avec le projet de Directive sur les plastiques à usage unique et le courage d’hommes et femmes politiques belges (Frédérique Ries et Mark Demesmaeker) ou comme la décision récente des autorités britanniques de prélever une nouvelle taxe, à compter du 1er avril 2022, sur les emballages plastiques qui ne contiennent pas au minimum 30 % de matériau recyclé.

 

Agir individuellement
 

On ignore trop souvent la force que chacun peut avoir dans ses choix. On pourrait en effet partir du principe que ce soit la demande qui crée l’offre, et non l’inverse ! Car le véritable maître du jeu pourrait bien être le consommateur : ne pas opter chaque année pour un nouveau smartphone qui n’est pas recyclable, privilégier les biens réutilisés, venir avec ses emballages réutilisables à la boucherie, exiger du papier recyclé au bureau, acheter du compost dans son recyparc, refuser les emballages séduisants mais non recyclables, ou encore proposer à son Conseil communal l’achat de produits recyclés, comme des bancs ou des sous-fondations de route en granulats recyclés, etc.

Nous avons chacun le pouvoir de faire avancer les choses.