La lutte contre la pollution sous toutes ses formes est au cœur de ses préoccupations.

Sur quel dossier lié à l’environnement travaillez-vous en priorité actuellement ?

Carlo Di Antonio - Sur la problématique des produits dangereux, comme ce fut le cas récemment à Herstal. L’entreprise qui y avait fait faillite il y a deux ans a abandonné là des quantités importantes de cyanure de sodium. En cas d’incendie ou d’infiltration des eaux, ce genre de substances peut créer un nuage toxique très dangereux. Je veux modifier le Code de l’Environnement pour appliquer une obligation aux curateurs et gestionnaires des entreprises en fin d’activité : celle de tenir un inventaire des matières présentes sur le site, à communiquer aux bourgmestres, services incendie et services de la Région.

Qui dit « déchets » dit aussi « déchets alimentaires ». Que faites-vous à cet égard ?

C. D. A. - Nous avons mis sur pied un plan de lutte contre le gaspillage alimentaire. Tant à la sortie des magasins qu’à celle de nos frigos, beaucoup de choses se retrouvent à la poubelle. Les ménages wallons jettent chaque année entre 14 et 23 kilos de nourriture par habitant, ce qui représente une perte financière annuelle estimée à 174 euros par ménage. Le gaspillage représente en outre 16 % de la poubelle résiduelle. Nous allons mener des actions pour lutter contre cela : la création de Restopacks dans les restaurants ; des opérations renforçant le tri des déchets ; des campagnes de communication pour sensibiliser aux quantités trop importantes que nous achetons ; le travail avec les associations d’aide alimentaire et les grandes surfaces pour récupérer les invendus.