Collaboration optimale

En Wallonie, Liège, Charleroi, Namur et Mons font figurent de pionnières en matière de smart cities. Même de petites communes emboîtent le pas, avec parfois des initiatives très originales. C’est le cas de Gerpinnes dont les dix cimetières sont désormais « en ligne ». Grâce notamment à un drone, leurs cartographies ont été digitalisées. A distance, chacun peut désormais retrouver l’endroit précis où ses aïeux ont été inhumés, demander l’entretien de leurs sépultures ou commander le fleurissement des tombes.

Le succès des « villes intelligentes » est évidemment tributaire de l’innovation et des progrès technologiques. Mais il dépend avant tout d’une bonne collaboration, surtout aux niveaux local et régional, entre les pouvoirs publics, qui décident, et les administrations, en charge de l’opérationnel. Il s’agit aussi de développer de véritables stratégies basées sur des visions à long terme et sur de bonnes connaissances des données disponibles. Dernier élément de succès : la mise en place de l’infrastructure numérique elle-même.
 

Transversalité

Tous ces éléments impliquent une transversalité totale dans les approches politiques, une communication optimale entre tous les acteurs concernés et un réel partage des données. Tout cela prend du temps… beaucoup de temps !

 

Aujourd’hui, en Belgique, seules 11 communes affirment disposer d’une stratégie Smart City…

 

Or, il y a urgence : on est estime que d’ici 2025, chaque ménage disposera de plus d’une cinquantaine de systèmes connectés. Pour que ceux-ci puissent déployer tous leurs effets, il est nécessaire que la collecte et le traitement des données électroniques soient optimisés et que des dispositifs mécaniques soient mis en place pour mieux organiser nos villes, réduire les coûts et améliorer le bien-être des citoyens.
 

Des communes trop peu concernées

Demain, nos systèmes de circulation et de transport, nos centrales électriques, nos réseaux d'approvisionnement en eau, notre gestion des déchets, nos systèmes d'information et de communication, nos écoles, nos bibliothèques, nos hôpitaux verront leurs performances accrues… si - et seulement si - les collaborations, l’interactivité et les réponses en temps réel augmentent.

Aujourd’hui, en Belgique, seules 11 communes affirment disposer d’une stratégie Smart City. Pire : 45 % des communes wallonnes estiment que le concept ne les concerne pas ou n’est pas approprié pour elles. En cause : le manque de moyens financiers, l’insuffisance d’expertise disponible dans les administrations et la difficulté d’impliquer les différentes parties prenantes dans la dynamique. A n’en point douter, les smart cities constituent un véritable défi.