La transition énergétique, basée sur des technologies durables, sera garante de notre sécurité d’approvisionnement et de notre indépendance énergétique. Une opportunité en termes d’efficacité énergétique, mais nécessitant une politique globale, intégrée et cohérente.

La Belgique est aujourd’hui face à un parc électrique vieillissant et doit se tourner vers des technologies durables pour y remédier et répondre aux enjeux climatiques. Le pacte énergétique en cours d’élaboration par les gouvernements fédéraux et régionaux a pour but de définir le cadre dans lequel une transition énergétique bas-carbone et durable peut s’imposer et ainsi donner le signal aux investissements requis.

 

L’attente d’une vision politique à long terme
 

Au-delà des objectifs climatiques et énergétiques européens et internationaux (13 % d’énergie renouvelable belge en 2020, Accord de Paris), il est capital que la Belgique se définisse un bouquet énergétique à moyen terme (2025). Cette transition optimisant les interactions entre les trois secteurs énergétiques que sont l’électricité, la chaleur et le transport sera possible si un échéancier précis de mise en œuvre de ce bouquet énergétique est approuvé au niveau national.

 

Les outils nécessaires à la transition énergétique
 

Dans le cadre de la future sortie du nucléaire et la volonté d’avoir un système énergétique durable et bas-carbone, l’amélioration de l’efficacité énergétique joue un rôle primordial. Notre dépendance aux énergies fossiles et fissiles doit alors diminuer au profit d’une montée en puissance des énergies renouvelables, couplée au développement de solutions de flexibilité telles que la gestion de la demande et le stockage.

 

Les acteurs du changement
 

Grâce aux technologies smart, les consommateurs, l’industrie ou le bâtiment seront amenés à gérer activement leurs consommations afin d’assurer une meilleure adéquation avec la production (ex. : solaire et éolien). Pour ce faire, un changement de paradigme est nécessaire et devra se matérialiser par la création d’un marché de la flexibilité. Cette transition sera ainsi amenée à générer une multitude de nouveaux métiers locaux. D’une manière générale, une série d’études indiquent que les technologies renouvelables offrent les meilleures retombées sur le plan socio-économique via la création de toute une filière économique locale.

Pour faciliter cette transition énergétique, une tarification du carbone semble nécessaire afin d’appliquer le plus rapidement possible le principe du « pollueur-payeur » et financer ainsi, via un tax shift vertueux, les nouveaux investissements. La transition énergétique de demain dépendra donc d’une réelle volonté politique et d’un marché adapté.