Une démarche écologique

En Flandre, il est obligatoire de doter toute nouvelle construction d’une citerne à eau de pluie. Ce n’est pas encore le cas en Wallonie

L’eau ainsi récupérée est utilisée pour les chasses de WC, l’arrosage du jardin, le lavage des voitures, et toute autre activité pour laquelle l’eau ne doit pas être potable. Cette démarche écologique se veut économique à très long terme. En effet, il faut entre dix et quinze ans pour obtenir un retour sur investissement. Un autre intérêt de récupérer l’eau de pluie, et de l’utiliser au maximum, provient du fait que l’eau courante de distribution devient de plus en plus chère.

En Flandre, il est obligatoire de doter toute nouvelle construction d’une citerne à eau de pluie. Ce n’est pas encore le cas en Wallonie, mais de plus en plus de communes imposent une citerne de rétention afin d’éviter les crues et autres inondations, car elles peuvent aussi jouer le rôle de bassin d’orage en cas de fortes pluies.

Un réflexe utile

En Wallonie et à Bruxelles, quand une personne fait construire une maison, elle a de plus en plus souvent le réflexe de penser à la récupération des pluies, et ainsi à faire mettre en place une citerne lors des travaux de terrassement. Ensuite sont installés, dans la maison, un système de pompage (pour amener l’eau de la citerne à la maison) ainsi qu’un système de filtration, à la fois à la descente de la corniche (pour éviter les feuilles) et à l’entrée de la maison, pour débarrasser l’eau des petites particules et améliorer sa qualité.

Ce double système de filtration permet de disposer d’une eau naturelle de qualité, et de préserver l’installation sanitaire. En Wallonie, ce sont principalement des citernes en béton qui sont installées. Le calcaire et le magnésium qu’elles contiennent permettent de neutraliser le pH de l’eau de pluie. Cependant, l’offre en citernes évolue : les volumes disponibles sont de plus en plus grands, de 5 000 litres à souvent 10 000 litres aujourd’hui.