Un océan de doutes

Les périls qui guettent notre océan ne manquent pas : de nombreux habitats comme les mangroves, les herbiers et les récifs coralliens sont détruits chaque année par nos activités (urbanisation des côtes pour les besoins du tourisme et du développement économique, établissement de fermes de crevetticulture) ; les pollutions sont pléthoriques, qu’elles soient physiques (plastiques, déchets en tout genre), chimiques (effluents agricoles, hydrocarbures) ou sonores (prospection pétrolière, opérations militaires, champs d’éoliennes offshore) ; la surpêche est omniprésente : 90 % des stocks de poissons sont actuellement exploités à leur maximum ou au-delà.

Un océan de vie

Pourtant, l’océan contient 96,5 % des réserves d’eau de la planète. C’est dire s’il est essentiel à toute forme de vie sur Terre. C’est d’ailleurs dans l’océan que la vie est apparue, il y a près de quatre milliards d’années. Pour chacun d’entre nous, sa valeur spirituelle est inestimable. L’océan régule le climat grâce au jeu de ses nombreux courants ; il fournit une alimentation saine ainsi que des emplois à des milliards de personnes ; il abrite une biodiversité incroyable et encore largement méconnue.

Un océan d’espoir

Préserver un océan sain est donc crucial pour une humanité apaisée et une vie sur Terre équitable. Nous devons changer nos modes de production et de consommation afin de réduire – voire supprimer – nos pollutions. Un océan plus sain et mieux préservé remplira davantage son rôle de régulateur thermique, mais aussi de garde-manger et de bibliothèque du vivant. En retour, nous ne serions plus obligés de piller les eaux africaines ou d’y déverser nos déchets parce que cela n’est plus possible chez nous. L’équation est donc simple et c’est à chacun de nous de faire bouger les lignes en modifiant nos habitudes de consommation, mais également en montrant aux décideurs politiques que la société dans son ensemble souhaite un changement de cap radical.

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