Aujourd’hui, Bruxelles étouffe : 375.000 navetteurs venant de Flandre et de Wallonie, voitures coincées dans les bouchons, transports en commun au ralenti, manque de parkings, usage du vélo stagnant à 4 %, peu de recours à la voiture partagée… Pour Pascale Smet, « le problème de la mobilité et des embouteillages y est presque exclusivement lié aux navetteurs, qui choisissent de venir quotidiennement, pour près de la moitié, seuls dans leur voiture. » D’autres raisons sont bien entendu soulevées par les intervenants, comme le trop grand nombre de voitures de société.

 

Pourtant, bien des solutions sont envisageables à plus grande échelle : le vélo, le carsharing, des parkings de la SNCB tous non payants, des transports publics plus attractifs, une autre politique de stationnement, des incitants fiscaux mieux adaptés, des applications mobiles plus simple et mieux centralisée, etc. Si l’ensemble des intervenants s’accorde à dire qu’il faut mettre en place une combinaison de tous ces moyens en fonction des besoins quotidiens de chacun, tous ne privilégient cependant pas la même méthode. Certains fustigent par exemple la complexité de la réglementation belge, notamment fiscale, qui empêche d’innover, tandis que d’autres estiment qu’elle est relativement claire même si perfectible.

 

La responsabilité des pouvoirs publics est aussi souvent pointée du doigt. Aux yeux de certains interlocuteurs, ils devraient mieux encadrer les différents services de mobilité tels que le carsharing et sensibiliser la société aux alternatives à la propriété de la voiture individuelle. Pascal Smet temporise : « Si 10 % des navetteurs qui entrent individuellement en voiture à Bruxelles décidaient de la partager, on aurait 40 % d’embouteillages en moins… et si on atteignait déjà 20 %, il n’y aurait plus du tout d’embouteillages ! Venir seul en voiture est un luxe. »

 

Enfin, un consensus de se dégage pour clamer que globalement, ce qu’il faut aussi changer sans doute avant tout, ce sont… les mentalités !

 

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