Les consommateurs le savent : lorsqu’ils achètent des bananes, du café ou du cacao avec le label vert et bleu, ils participent à un commerce équitable. Les petits producteurs sont mieux rémunérés, les conditions de vie des travailleurs des plantations sont améliorées, et chacun bénéficie d’une prime, générée par la vente du produit cultivé. En 2015, 1,6 million de producteurs et de travailleurs dans 74 pays du Sud ont bénéficié de 106 millions d’euros de primes, qu’ils ont investi  dans leur entreprise et leur productivité, dans des formations, des soins de santé, ou encore la rénovation de bâtiments collectifs.

Un modèle en constante évolution

Ce que l’on sait moins, c’est que l’achat d’un produit Fairtrade implique une dimension écologique. Parmi les standards de certification, un prix minimum fixe permet au producteur de couvrir au moins les coûts d’une production respectueuse de l’environnement. Et la démarche ne se limite pas à cet aspect. Fairtrade est un modèle en constante évolution. Sa nouvelle stratégie, « Changing Trade, Changing Lives », vise à concrétiser les objectifs durables du Millénaire, remis en lumière à la COP21 de Paris, en renforçant son impact.

Les producteurs certifiés Fairtrade respectent des standards spécifiques à chaque type de culture, dont une liste de produits interdits pour leur toxicité. Mais, au-delà de cette règle, des programmes sont développés pour répondre à un défi urgent : lutter contre les effets des dérèglements climatiques.

Formations

Au Pérou, des formations sont données aux producteurs de bananes afin d’empêcher de manière naturelle la propagation de maladies provoquées par les fortes précipitations. En Ethiopie, Fairtrade veut limiter la déforestation, provoquée par l’utilisation intensive de bois de cuisson. En partenariat avec des entreprises belges, les émissions de CO2 inhérentes à la torréfaction du café sont revalorisées en certificats, qui financent la distribution de fours à cuisson performants. Cela permet à 30 000 producteurs et à leurs familles de réduire de moitié leur consommation de bois, et de préserver la biodiversité, tout en épargnant des zones ombragées nécessaires à la culture du café.

Les producteurs sont au cœur des effets des dérèglements climatiques. En adoptant une politique d’achat responsable, nous pourrons les aider à les contrer et faire du développement durable une opportunité.