Une société de microfinance

L’histoire de Patience Omoregie, une Nigérienne dynamique, nous montre comment le microfinancement l’a aidée à sortir de la spirale de la pauvreté et à entamer une nouvelle vie.

Grâce au soutien de la société de microfinance LAPO basée au Nigeria, Patience Omoregie a pu développer son propre commerce de vêtements, réaliser des bénéfices et faire vivre sa famille. Avant d’entrer en contact avec une institution de microfinance, Patience, son mari et leurs six enfants vivaient dans des conditions précaires. Le travail de son mari n’étant pas suffisant, tous avaient faim et, sans garanties, il était impossible pour Patience de s’adresser à une banque classique. Jusqu’à ce qu’elle rencontre une bonne fée appelée microfinance.

Petites sommes, grands effets

Comment naît une société de microfinancement ? « Souvent, ce sont des organismes locaux ou nationaux, des ONG ou des fondations, qui, pour répondre aux besoins des locaux, créent une société de microfinance, répond Loïc De Cannière, directeur général d’Incofin Investment Management. Ou bien, ce sont des réseaux internationaux opérant depuis l’hémisphère nord qui lancent de telles sociétés dans le sud. »

Pour en revenir à Patience, comment est-elle entrée en contact avec LAPO ? « Elle a découvert cette société grâce à une connaissance. L’institution a des agences qui sont présentes sur les marchés dans les villes et les campagnes. Les commerçants peuvent y demander un crédit pour acheter leurs marchandises. »
Quels sont les critères de sélection d’un candidat au microfinancement ? « L’institution analyse la fiabilité des demandeurs qui sont soit une personne, soit un groupe solidaire souvent composé de femmes. »

Femme d’affaires

Quels sont les bénéfices retirés ? « Patience a d’abord obtenu une petite somme, ce qui lui a permis de donner un nouveau souffle à son affaire. »

Y a-t-il un travail de suivi avec Patience et les autres personnes aidées ? « La société de microfinance suit évidemment ses clients. Nous-mêmes, une fois par an, nous allons sur place pour effectuer une analyse détaillée de l’institution. »

Quelles sont les dernières nouvelles de Patience ? « Tout se passe bien pour elle et sa famille. Elle sait qu’elle peut obtenir d’autres prêts plus importants tant qu’elle continue à les rembourser à temps. Elle est devenue une vraie femme d’affaires. Pour maximiser son bénéfice, elle se rend régulièrement au Bénin pour acheter de grandes quantités de vêtements et de chaussures. Ses enfants sont en bonne santé, vont à l’école et la famille est propriétaire de sa maison ! »