Le monde bancaire a lui aussi dû s’adapter en proposant des produits financiers en accord avec ces préoccupations.
 


 


Explications avec Kenneth De Bruycker, Expert des investissements durables chez KBC Asset Management.



 

Que peuvent espérer les consommateurs lorsqu’ils optent pour l’investissement durable ?
 

« L’investissement durable a un impact positif sur la société, l’environnement et le monde dans lequel nous vivons. Il répond entièrement à nos besoins socio-économiques, mais sans porter préjudice aux besoins des générations futures. L’avantage principal est que vous contribuez à un monde meilleur. »

 

Quels sont les critères permettant de désigner un fonds d’investissement comme étant durable ?
 

« Chez KBC, nous déterminons nos choix sur base d’une liste de critères positifs, mais aussi négatifs. En effet, toute une série d’activités sont exclues. Celles liées à l’industrie du tabac par exemple, ou aux jeux de hasard, à l’armement, aux combustibles fossiles... À l’inverse, une liste positive est établie en fonction des entreprises et des pays qui se préoccupent le plus de l’environnement, des relations sociétales, des thèmes sociaux et de la bonne gouvernance. C’est le principe de nos fonds Best-in-Class. »

 

D’autres stratégies sont également mises en œuvre ?

En matière d’ISR, on ne peut plus parler aujourd’hui d’un effet de mode, mais bien d’un changement de comportement.

« Nos fonds thématiques investissent dans des entreprises qui développent des solutions à des problèmes spécifiques, comme l’approvisionnement en eau. Avec le fonds Impact Investing, nous allons plus loin en analysant aussi le produit lui-même et l’impact qu’il peut avoir sur la société. Un cas concret : un constructeur automobile peut être parmi les meilleurs de son secteur en terme de durabilité, mais il produit toujours une voiture polluante. Ce producteur n’est pas éligible dans le cadre de la stratégie Impact Investing. Cependant, un fabricant de voitures électriques pourrait en faire partie. »

 

Sentez-vous un intérêt grandissant chez l’investisseur belge ?


« C’est un phénomène que nous constatons effectivement, à tel point qu’on ne peut plus parler aujourd’hui d’un effet de mode, mais bien d’un changement de comportement : la demande de produits bien spécifiques en la matière a considérablement augmenté. Parallèlement, l’offre a également connu une diversification conséquente ces dernières années, ce qui entraine une spirale positive d’un côté comme de l’autre. »

 

Le retard en la matière de la Belgique par rapport à d’autres pays est donc en train de se combler ?


« Il est exact que certains pays sont depuis longtemps plus dynamiques en la matière. KBC s’implique depuis plus de 25 ans déjà dans l’ISR et était le premier acteur belge sur le marché. Évidemment, il y a eu des périodes où l’ISR était plus populaire qu’à d’autres moments. Dans les années nonante, par exemple, la catastrophe de Tchernobyl était encore très présente dans les esprits. D’autres problématiques alors à la une de l’actualité, telle que la déforestation de la forêt amazonienne, ont également contribué à une prise de consciences sociale. Cependant, nous sommes maintenant convaincus qu’un changement de comportement est en train de se produire. »

 

Contrairement à des idées reçues, il n’est pas nécessaire d’investir des sommes conséquentes?
 

Nos fonds thématiques investissent dans des entreprises qui développent des solutions à des problèmes spécifiques, comme l’approvisionnement en eau.

« Les fonds d’investissements durables s’adressent effectivement à tout un chacun, quelle que soit sa tranche d’âge et ses revenus. Nous mettons à la disposition de l’investisseur une offre variée qui lui permet d’opter pour une solution correspondant le mieux à ce qu’il souhaite, selon ses possibilités, déjà à partir de 25 euros par mois à travers des plans d’investissement. »

 

Comment voyez-vous l’avenir en matière d’investissements durables?
 

« La tendance qui s’est enclenchée est appelé à devenir irréversible et à prendre de plus en plus d’ampleur au fur et à mesure qu’il devient un comportement naturel pour l’investisseur. Ce qui ne veut pas dire que nous ne proposerons plus d’offres en matière de fonds d’investissements classiques, car il est évidemment important que le client reste au centre de la décision et puisse donc continuer à choisir en toute liberté ce qui lui convient le mieux. Chez KBC, le client est central. »